Après une première nuit dans les familles – riche en découvertes, en échanges et probablement en nouvelles habitudes alimentaires – nos élèves ont retrouvé le chemin du collège, cette fois accompagnés de leurs correspondants. Une arrivée en binômes, déjà plus assurée, où les “hola” se font plus spontanés et les discussions un peu moins hésitantes.
La matinée nous a ensuite conduits face à l’un des symboles les plus impressionnants de Barcelone : la Sagrada Familia. Devant sa façade monumentale, les regards se lèvent, les téléphones aussi, et les commentaires fusent. Entre étonnement, admiration et tentatives de photos “artistiques”, chacun a pu mesurer l’ampleur de l’œuvre… et accessoirement tester la solidité de sa nuque.
Nous avons poursuivi avec un pique-nique juste devant la basilique. Un déjeuner avec vue, difficile à égaler : quelques sandwichs, beaucoup de discussions et, en toile de fond, les tours emblématiques de Gaudí. Certains ont même tenté de percer les mystères de l’architecture… sans toujours parvenir à se mettre d’accord sur ce qu’ils voyaient exactement.
L’après-midi a pris une tournure plus créative avec notre visite au Musée du Design de Barcelone. Les élèves ont participé à l’atelier “Pensar con los ojos”, une belle invitation à comprendre que, dans le design graphique, rien n’est laissé au hasard : formes, tailles, couleurs, organisation… tout parle, tout signifie.
Et ils ne sont pas restés simples observateurs. Lors de l’atelier pratique, chacun a dû créer une affiche autour d’une problématique qui lui tient à cœur. Trois mots ont particulièrement émergé :
“horario”, pour dénoncer les journées de collège à rallonge (un sujet sensible, visiblement)
“inundación”, en écho aux préoccupations liées au réchauffement climatique
“racismo”, pour évoquer des tensions politiques et sociales actuelles
Des choix engagés, des messages forts, et surtout des élèves capables de réfléchir et de s’exprimer avec créativité.
La journée s’est poursuivie au Collège-Lycée Scala Dei, où Français et Espagnols ont travaillé ensemble sur un projet autour du street art. Pendant deux heures, ils ont découvert les codes de cet art urbain… avant de passer à l’action en préparant leurs propres stencils de tags.
Une activité qui a rencontré un franc succès : entre concentration, imagination et quelques mains légèrement colorées (preuve d’un travail sérieux), les élèves ont pu expérimenter une autre forme d’expression artistique, plus libre et très actuelle.
Ce deuxième jour confirme une chose : entre patrimoine, réflexion et création, Barcelone n’est pas seulement une ville à visiter… c’est une ville à vivre.
Cordialement,
Et à ce rythme-là, nos élèves ne regardent plus seulement la ville : ils commencent déjà à y laisser leur empreinte.













