10 mois d’école et d’opéra

Vendredi 5 octobre 2018, notre classe est partie en sortie à l’Opéra Bastille à Paris.

L’opéra aura 30 ans l’an prochain. Sa construction a commencé en 1983 et il a été inauguré en 1989. Carlos Hott était l’architecte.

L’opéra est gigantesque et très moderne : 22 étages, 33km de couloirs !

Ici, trois types de spectacles sont donnés : des opéras, des ballets et des concerts. C’est un théâtre d’alternance : chaque soir, ce n’est pas le même spectacle, pour que les chanteurs se reposent.

Nous avons pu voir les décors de quatre opéras (La Traviata, Les Huguenots, Tristan et Isolde, l’Elixir d’Amour) et d’un ballet (Cendrillon). Il y avait un grand escalier, un arbre, des bottes de foin… Les décors sont très réalistes mais ils sont faux. Ils sont là pour aider à raconter une histoire. Ils doivent être légers et solides. Ils sont souvent en polystyrène, avec de la résine puis une couche de peinture. On peut facilement les déplacer et les transporter. Ils sont démontables. Quand le spectacle n’est plus donné, les décors sont mis dans des gros conteneurs. Les personnes qui fabriquent les décors doivent être très créatifs et artistes.

Nous avons pu visiter l’atelier où l’on fabrique les perruques pour les artistes et aussi celui où l’on fabrique les costumes. Nous avons également vu l’atelier sculpture et l’atelier peinture / décoration.

La scène s’appelle le plateau. C’est le plus grand ascenseur du monde ! Quand le spectacle est fini, l’ascenseur fait descendre les décors et ils sont rangés au sous-sol.

Devant la scène, il y a la fosse d’orchestre où se place les musiciens.

La salle est immense. Elle a 2700 places !

En haut de l’opéra, nous avons pu observer Paris : la tour Eiffel, la Défense, le centre Pompidou, le Sacré-Cœur…

Pour finir notre visite, nous avons été invités à la cantine de l’opéra Bastille.

Quelques réactions d’élèves :

Alyah : « L’opéra Bastille est grand et plus moderne que l’opéra Garnier. »

Lyvans : « J’ai beaucoup aimé visiter des endroits interdits au public et des lieux de travailleurs. »

Hawa : « Ce que j’ai trouvé très impressionnant, c’est que c’était immense ! »

Lydia : « On sait maintenant comment sont faits les décors. »

 

Mardi 25 septembre 2018 :

Cette année, la classe de 5ème2 a intégré le projet 10 Mois d’École et d’Opéra en partenariat avec l’Opéra National de Paris. Durant les mois qui viennent, les élèves vont avoir la chance de visiter les deux opéras (Garnier et Bastille), d’assister à des représentations, de rencontrer des professionnels du monde de l’opéra, mais également de construire un projet autour d’ateliers de pratiques artistiques. Mardi 25 septembre, la classe a effectué sa première visite : le Palais Garnier ! Voici le compte-rendu des élèves :

L’Entrée et le Grand Escalier

Pour entrer à l’opéra, il y avait deux possibilités : l’entrée principale d’aujourd’hui, qui était pour les pauvres. En dessous sur le côté, il y avait l’entrée des plus riches. Là, il y a plein de miroirs pour que les personnes puissent « s’arranger » avant de monter le grand escalier.

Sous l’escalier, il y a une fontaine. Mais Garnier a décidé de ne pas mettre d’eau car cela aurait noirci et moisi. Il n’a pas mis de végétation (car il n’y avait pas de lumière) mais en a mis en sculpture dans les décorations. Tous les escaliers sont faits en marbres, de plusieurs couleurs.

Nous avons également visité deux salons : le salon du jour qui amenait au fumoir, et le salon de la nuit qui amenait aux rafraîchissements. Malheureusement, ils ont été inversés lors de la construction !

Charles Garnier souhaitait que lorsqu’on rentre dans l’opéra, on ne pense plus aux problèmes de l’extérieur et que l’on entre dans un autre monde.

 

Le Grand Foyer

Le grand foyer est rempli de dorures ! Tout n’est pas du vrai or : aux endroits où il y a de la lumière, il y a de la feuille d’or, et aux autres endroits il y a de la peinture dorée.

A chaque coin de la salle, il y a deux horloges : une qui indique l’heure, et une autre qui indique la date.

Avant, le grand foyer était inaccessible aux femmes. Mais lors d’une représentation, la reine d’Espagne Isabelle voulut l’admirer. Depuis, les femmes sont autorisées à y aller.

Cette galerie est très grande et très décorée : il y a des lyres, des masques pour rappeler l’Antiquité, des lampes à huile et beaucoup d’autres décorations. Elle contient aussi beaucoup de peintures. C’était très beau ! Nous avons eu de la chance, car quand nous y étions, nous étions seuls ! Nous avons pu accéder au balcon et voir l’avenue de l’Opéra jusqu’au Louvre.

 

La Salle de Spectacle

Dans la grande salle, il y a des sièges où il y a noté « abonné » : cela veut dire que la personne paye sa place toute l’année. Lorsqu’il est noté « loué », cela veut dire qu’elle paye sa place pour cette séance.

Il y a des loges pour les moins riches et la vision est moins bonne. Nous avons vu la loge de Napoléon III et juste à côté, celle du fantôme de l’opéra Éric.

Sur les décorations des murs, nous avons vu des masques qui représentent les différentes humeurs.

L’ancien plafond a été remplacé par un nouveau, peint par Marc Chagall : il est plus coloré et il y a des monuments de Paris (exemples : la tour Eiffel, l’Arc de triomphe…).

Il y a aussi un grand lustre. Un jour, un contre-poids est tombé lors d’une représentation sur la place n°13.

 

L’Histoire du Fantôme de l’Opéra

D’après le livre de Gaston Leroux, il y avait un fantôme nommé Éric à l’opéra Garnier.

Pendant les spectacles, Éric ne supportait pas la voix de Carlotta, une chanteuse qui était la petite amie du directeur de l’opéra. Il essayait donc d’effrayer le public pour ruiner la réputation de Carlotta.

Plus tard, Éric rencontra Christine : il aimait sa voix et lui donnait des conseils pour qu’elle remplace Carlotta.

Un jour, lors d’un concert, Carlotta s’apprêtait à rentrer sur scène. Mais Éric avait mis un poison dans son verre et quand elle voulut chanter, aucun son ne sortit. C’est donc Christine qui l’a remplacé.

Un jour, Christine voulut enlever le masque d’Éric pour voir son visage. Il ne voulait pas. Elle l’enleva quand même : cela rendit furieux le fantôme. Il prit Christine avec lui et l’emmena en dessous de l’opéra : on ne le revit plus jamais.

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